Réussir un départ à la retraite en plein Covid !

         

          Bon nombre de pharmaciens d’officines en fin de carrière, impactés par la crise Covid, souhaitent céder ou transmettre leur officine dans les meilleures conditions possibles, et sans tarder.

          Or, dans ce contexte inhabituel de crise et d’incertitudes, l’élaboration d’une stratégie de sortie objective et « facilitatrice » apparait indispensable voire « salvatrice » dans certains cas.

         Il s’agit d’intégrer différents paramètres en rapport avec le marché de l’offre et de la demande, que ce soit sur le plan économique, humain ou financier, à savoir notamment :

    • la typologie de l’officine et son niveau de « fragilité » en période de crise
    • les facteurs d’attractivité retenus par les jeunes diplômés souhaitant s’installer
    • les critères de sélection de type taille d’officine, surface de vente, facilité de stationnement, mais également de diversification possible de l’activité de l’entreprise face aux nouvelles missions du pharmacien
    • les paramètres de rentabilité et de prix à l’EBE reconstitué, y compris post Covid
    • les opportunités de transfert et de rapprochement entre acteurs de santé sur un même territoire, d’installation de médecins ou d’investissement dans des locaux professionnels adéquats, etc.

          Dans de telles circonstances, Il s’agit d’innover en décelant les pistes essentielles permettant de rebondir, sans improviser, en intégrant des solutions expertes, génératrices d’offres de reprises et d’associations.

          En fonction des différentes typologies d’officines, certains modèles de transmission s’opèrent plus aisément que d’autres, dans un marché au demeurant très actif privilégiant notamment les transitions intergénérationnelles et l’exercice groupé.

          Certaines opérations de cession engendrent un départ à la retraite rapide des pharmaciens, en quelques mois, d’autres programmées dans le temps, permettent aux titulaires d’officine de passer à l’action en tirant davantage leur épingle du jeu sur le plan capitalistique.

          Ainsi, plutôt que de retarder une cession de pharmacie en pleine crise sanitaire, faute d’acquéreurs ou d’évolution habituelle des paramètres intrinsèques de l’officine, il vaut mieux aller de l’avant, réagir en affrontant la réalité avec lucidité, en s’entourant d’un accompagnement pertinent à forte valeur ajoutée, aux seules fins de parvenir à céder dans des délais raisonnables et maitrisés.


    Pour conclure

         Même en circonstance de crise, il est tout à fait possible de programmer et de mener à bien une opération de départ à la retraite en pharmacie.

          En premier lieu, une analyse prédictive et prospective s’impose pour les pharmaciens souhaitant céder ou transmettre leur pharmacie dans de bonnes conditions. Il s'agit de répondre aux attentes des investisseurs de tout bord soucieux de s’adapter aux nouvelles attentes des jeunes diplômés mais également de la patientèle.

          Un chef d’orchestre expérimenté s’impose en pareille situation, afin de permettre au cédant de jouer les meilleures partitions :

    •  cession de fonds de commerce classique
    • opération de fermeture et de répartition de clientèle valorisable
    • cession de parts sociales en une ou plusieurs étapes
    • regroupement au sein d’une officine ou d’un nouveau local
    • association alliant plan de carrière et montée progressive au capital le cas échéant
    • création d’effets leviers privilégiant les montées en volume de C.A. à court terme (transfert de pharmacie, regroupement multiples, etc..)
    • recherche de locaux professionnels favorisant l’implantation de nouveaux médecins
    • déploiement stratégique de projets de santé groupés, partagés avec d’autres professionnels du monde médical ou paramédical (maison de santé pluridisciplinaires, etc.).

     

                                                                                         Jean-Olivier DEFRANCE, pharmacien, dirigeant et fondateur de Co-opt®